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by Tarik Mouamenia
Le 26 janvier 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a présenté la feuille de route nationale de la télémédecine pour la période 2026-2028, à l’issue d’un an de concertation dans le cadre des Assises nationales de la télémédecine. Plus de 1 000 acteurs du système de santé — professionnels, patients, institutions, opérateurs — ont participé à ces travaux. Pour les CPTS, ce cadre redessine les priorités. Décryptage.
La télémédecine en France : où en est-on ?
En 2025, 14 millions de téléconsultations ont été réalisées en France, contre 17 millions en 2020 au pic de la crise sanitaire. Chaque mois, plus de 17 000 médecins généralistes ont recours à la téléconsultation, soit environ un sur trois. Des chiffres qui montrent que la pratique s’est installée durablement, mais la France se distingue par un recours encore limité : la téléconsultation ne représente que 3,3 % du total des consultations, contre 13 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
Le constat partagé lors des Assises est clair : la télémédecine reste en deçà des potentialités qu’elle pourrait offrir pour améliorer l’accès aux soins. Formation insuffisante de certains professionnels, organisation territoriale incomplète, fracture numérique : autant de freins identifiés qui empêchent un déploiement à la hauteur des enjeux.
Les 4 axes de la feuille de route 2026-2028
La feuille de route s’articule autour de quatre priorités qui concernent directement les CPTS.
1. Développer les compétences en télémédecine et télé-sémiologie
La formation constitue le prérequis numéro 1 identifié par le ministère. Un travail sera conduit avec les universités, les doyens et les sociétés savantes pour renforcer et mieux structurer l’enseignement de la télémédecine, tant en formation initiale que continue.
Pour les CPTS, cela signifie que les professionnels qui utilisent la téléconsultation assistée devront être formés à l’examen clinique à distance. C’est déjà le cœur de la téléconsultation assistée par mallette : l’infirmier utilise des instruments médicaux connectés (stéthoscope, otoscope, dermatoscope…) pour transmettre au médecin des données cliniques fiables en temps réel. Ce n’est pas une simple visio, c’est un véritable examen à distance.
2. Renforcer la télémédecine dans le parcours patient
Le deuxième axe cible le suivi des patients chroniques et le développement massif de la téléexpertise. Les sociétés savantes seront missionnées, sous l’égide de la HAS, pour définir de nouvelles recommandations sur le recours à la téléconsultation dans le suivi des pathologies chroniques et pour harmoniser les dossiers de téléexpertise.
L’objectif est de permettre l’accès, dans chacune des futures maisons France Santé, à l’expertise spécialisée des établissements de santé de leur territoire. La téléexpertise devient un levier stratégique pour fluidifier le lien ville-hôpital.
Concrètement, pour une CPTS équipée d’une mallette de télémédecine et d’un logiciel intégrant la téléexpertise (comme l’intégration Omnidoc proposée par Healphi), cela veut dire pouvoir solliciter un avis spécialisé directement depuis l’interface de téléconsultation, sans rupture de parcours.
La feuille de route prévoit également de rendre obligatoire la production d’un résumé de téléconsultation à destination du médecin traitant, renforçant l’exigence de traçabilité — un point que les logiciels de télémédecine devront intégrer.
3. Déployer la téléconsultation là où elle est le plus utile
Le troisième axe cible les patients sans médecin traitant, les territoires sous-denses, les personnes ne pouvant se déplacer ou très isolées.
Plusieurs mesures concrètes sont annoncées :
Des dérogations ciblées au plafond de 20 % de téléconsultations seront accordées selon la situation du médecin (retraités, remplaçants, moments de vie particuliers) ou en période de tension sur l’offre de soins (été/hiver). C’est une avancée significative pour les médecins de CPTS situés en zones sous-denses.
La téléconsultation accompagnée sera favorisée dans les établissements et services médico-sociaux , et les assistants médicaux pourront accompagner la téléconsultation lorsque le patient consulte son médecin traitant à distance.
Pour les CPTS, cet axe confirme la pertinence du modèle hybride : des créneaux de téléconsultation assistée en cabinet (avec mallette connectée à un grand écran) combinés à des interventions au domicile lors des tournées infirmières. C’est d’ailleurs le cas d’usage le plus courant que nous observons chez les CPTS équipées de mallettes Healphi.
4. Encadrer les pratiques et limiter les dérives
L’implantation des équipements de téléconsultation sera soumise à une obligation de déclaration préalable aux ARS, avec une information partagée aux CPAM et aux CPTS.
Les CPTS deviennent donc des acteurs informés et impliqués dans le maillage territorial de la télémédecine. Cela renforce leur rôle de coordination et leur responsabilité dans la qualité de l’offre de soins à distance sur leur territoire.
Ce que cela signifie pour les CPTS qui s’équipent en 2026
Cette feuille de route envoie un signal fort : la télémédecine n’est plus un outil de crise, mais un levier structurant du système de santé.
Pour les CPTS, cela implique de choisir des solutions qui répondent à plusieurs critères désormais centraux :
La qualité de l’examen à distance : la télé-sémiologie devient un prérequis. Une simple visio ne suffit plus – il faut des instruments médicaux connectés capables de transmettre des données cliniques fiables au médecin.
L’interopérabilité : conformité Ségur (DMP, Pro Santé Connect, INS), intégration de la téléexpertise, compatibilité avec les plateformes existantes (Doctolib, Maiia…). Le cloisonnement n’a plus sa place.
La traçabilité : dossier patient centralisé, comptes nominatifs, historique des consultations. La feuille de route renforce ces exigences.
La souplesse d’usage : mode cabinet, mode domicile, mode différé. Les CPTS ont besoin de solutions qui s’adaptent à leur organisation, pas l’inverse.
Comment Healphi s’inscrit dans cette feuille de route
Chez Healphi, cette feuille de route 2026-2028 nous conforte dans les choix que nous faisons depuis 2017. Notre mallette de télémédecine a été conçue dès l’origine pour la téléconsultation assistée — avec des instruments médicaux connectés (stéthoscope, otoscope, dermatoscope, ECG) qui permettent un véritable examen clinique à distance.
Notre logiciel intègre déjà la téléexpertise via Omnidoc, la prescription numérique via Ordoclic, et nous sommes en avance sur la conformité Ségur (Pro Santé Connect OK, INS OK, DMP en cours de finalisation).
Notre mallette est compatible avec Doctolib, Maiia et toutes les plateformes de téléconsultation web — un choix d’ouverture que la feuille de route vient légitimer.
Et surtout, notre téléconsultation différée — une fonctionnalité unique sur le marché — répond directement à l’enjeu de coordination des agendas entre médecins et infirmiers que les Assises ont largement mis en lumière.
Vous êtes une CPTS et vous souhaitez vous équiper ?
Nous accompagnons déjà plusieurs dizaines de CPTS en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Contactez-nous pour une démonstration de la mallette et du logiciel, ou pour échanger sur votre projet de déploiement.
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